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Et si ce n’était qu’un rêve

Notre départ pour SF dépend du visa qu’Alexis attend pour la fin de l’année. Mais les quotas sont très bas et la demande énorme. Il faut attendre et espérer. Il faut dire que c’est plus simple à dire qu’à appliquer. En un mot il ne faut pas trop s’inquiéter de la “fuite des cerveaux” puisque les américains considèrent qu’ils sont, déjà, tous aux USA !

Les professionnels américains s’indignent de la faiblesse des quotas d’immigration
[06/04/07]

Face à l’afflux de demandes, les professionnels américains, notamment dans le secteur des hautes technologies, demandent au Congrès un accroissement des quotas pour les étrangers hautement qualifiés.

Si l’immigration illégale alimente toujours la polémique au Congrès entre les tenants d’une politique répressive et ceux qui prônent la régularisation progressive d’une partie des 12 millions de sans-papiers, la fameuse immigration choisie - l’un des symboles du modèle américain - suscite aussi des critiques outre-Atlantique, cette fois en sens inverse.
Les organisations professionnelles, notamment dans le domaine des hautes technologies, s’insurgent depuis longtemps contre la faiblesse des quotas attribués aux étrangers hautement qualifiés. Il faut dire que, cette année, dès le premier jour d’ouverture des dépôts de dossiers de candidature, lundi, le pays a reçu assez de demandes de visas pour remplir le quota fixé.
Le soir même, le service de l’immigration (Uscis) indiquait avoir reçu 150.000 demandes, une manne suffisante pour y tirer au sort, conformément à la loi, les 65.000 heureux élus au titre de 2008. Il s’agit des visas dits H-1B destinés aux ingénieurs, scientifiques, programmateurs informatiques et autres postulants dotés de compétences de pointe.
Trop peu de visas
Pour le secteur de la high-tech, cet afflux de demandes rejetées est un gâchis pour le pays et démontre l’urgence d’une réforme. « Les Etats-Unis doivent avoir accès aux gens les plus talentueux dans le monde si nous voulons être concurrentiels dans une économie mondialisée, tempête Phil Bond, qui préside l’Association américaine des technologies de l’information. Le Congrès doit agir rapidement pour augmenter les quotas afin qu’ils correspondent mieux aux demandes du marché. » Pour Ed Black, président de l’Association américaine de l’informatique et des communications, la plupart des étrangers que les entreprises souhaitent embaucher sont déjà dans les universités américaines où ils étudient. Mais la perversité du système, qui fait que l’afflux de demandes sature les quotas, coupe l’herbe sous le pied des diplômés 2007. « Le nombre de visas, clairement insuffisant, nous conduit même à exclure les étudiants que nous avons formés », déplore-t-il.
En 1990, une loi-cadre a certes modifié la politique de l’immigration en relevant le plafond total à 675.000 par an. Si le regroupement familial en constituait la majeure partie, « le nombre de visas économiques a triplé, à 140.000, et ce dernier volet s’est diversifié », souligne Catherine Collomp, professeur d’histoire. Depuis a ainsi été, par exemple, encouragée la venue de 40.000 travailleurs prioritaires dotés de talents « extraordinaires » dans les arts, les sciences ou les affaires, de 65.000 autres très qualifiés etc. Mais, aujourd’hui, cela ne suffit plus, même si le quota de H-1B a été augmenté de 20.000 visas réservés aux étrangers détenteurs d’un diplôme de troisième cycle obtenu dans une université américaine.
Le Sénat a bien discuté l’an dernier d’un projet de quasi-doublement du nombre de visas H-1B mais les débats n’ont pas abouti.
ANNE DENIS

Tales of the City

Bye-bye “Babycakes”, welcome “Significant Others (1987) - ou “D’un bord à l’autre” (en français).